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...en este tren íbamos todos+
Il les a emportés vers la nuit du destin
le petit train rouge et blanc
du coeur de la Castille parti un matin
avec Lola Juan et Martín
enfants des barrios lointains
dans le petit train rouge et blanc
Dans les yeux de ses passagers
les rêves de la nuit se prolongeaient
en une myriade d'étoiles
la vie n'était encore qu'un songe fou
pour María José et Miguel
dans le petit train rouge et blanc
quand les pièges mortels ont explosé
quand le souffle de feu les a soulevés
sur la toile de l'éternel "Guernica"
leurs corps se sont éparpillés
regards effarés sourires figés
membres flottants dans la nuit
Dans le petit train rouge et blanc
les cornes du toro ont cloué l'Espagne
contre les barrières du fanatisme.
François Gonzalez
+nous étions tous dans ce train
Un peuple meurtri mais digne.Une bande de barbares d'un autre temps a choisi de semer la mort dans cestrains de banlieue partant de cette petite ville d'Alcala de Henares.Alcala de Henares, nom à la fois Arabe ( Al qualat, le château) et latin( fenum, champs ou poussent l'herbe à foin) où naquit le maître de la languecastillane, Miguel de Cervantes.C'est là que ces fous de Dieu choisirent de placer leurs engins de mort,dans ces trains en partance pour Madrid. Ils savaient que le carnage étaitassuré.Pourtant c'était le petit peuple qui chaque matin prenait place dans ceswagons bondés. Des ouvriers rejoignant les chantiers de la capitale, desemployés de bureau, des femmes de ménage, des étudiants et des collégiens serendant dans les établissements de la capitale, et même pas mal d'émigrés ,Sud-Américains pour la plupart.Oui, le peuple de Madrid a payé un lourd tribut.Ces sauvages voulaient punir , paraît-il , un Aznar délibérément rangéderrière la banière étoilée. Celui qui annonçait à grande publicité, depuisles Açores ,qu'il partait en guerre en Irak, aux côtés des "jumeaux"Anglosaxons".S'en prendre , et de la façon la plus injuste et aveugle, à un peuple quis'était prononcé à 90% contre l'envoi de troupes en Irak cétait :Stupide, inadmissible, insupportable.Le peuple d'Espagne a magnifiquement réagi et dans un élan jamais égalé estsorti dans les rues d'Espagne: Castillans, Catalans, Basques, c'était pourune fois l'union sacrée.Les responsables politiques ont tout de suite compris que le boomerangétait près.Il fallait ruser pendant 48 heures encore .La télévision officielle, elle, qui commentait 24 heures sur 24 lesévénements, répétait tous les quarts d'heure que la piste la plus sérieusedemeurait toujours celle de l'ETA.La veille du scrutin, cette même télévision présentait un film relatantl'assassinat d'une personalité socialiste, perpétré par ces mêmesterroristes Basques.On exploitait honteusement le juste ressentiment du peuple Espagnol àl'égard de ces semeurs de terreur péninsulaires.C'est à ce moment- là que le peuple qui était près d'ailleurs à redonner saconfiance à l'équipe en place, a retrouvé tout son Honneur. C'en était trop!Entre ce sentiment de bien-être passager et sa dignité, le choix devenaitlimpide.C'est alors que nous assistâmes , pour reprendre la formule d'un grandjournal Espagnol, au "zapatazo a Aznar", un coup de pied au c.. à Aznar ensomme.L'Espagne meurtrie oui , mais Digne!...y mañana serà otro dia.Manou Rodriguez
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